Un atout ou un problème ?
Elle est souvent vue comme un problème car les manifestations sont dites « anormales ». Et ce point de vue est tout-à-fait acceptable dans la mesure où la société a évolué dans une omerta en terme d’expressions. Depuis des décennies il nous est « dicté » qu’il faut cacher ses émotions, ses sentiments, ses sensations. Autrement dit, les exprimer n’est pas bien, même pas bien du tout, pire c’est réprimendable : « arrête de pleurer », « si tu n’arrêtes pas ta colère je te mets une fessée », « tu es ridicule à rire comme ça », « mais c’est rien du tout » et j’en passe…
Elle est sexuée !
Jadis, chez les filles, elle est un peu tolérée mais pas trop quand-même. Du coup, elle devient « réservée » à la gente féminine « pourquoi elle pleure ? bah c’est normal, c’est une fille ! », et la raison était bien sûr : ses hormones, quoi d’autres ?
Pour les garçons, c’est pire car pleurer voulait dire « tu n’es pas un homme »= signe de faiblesse. Combiné au statut de « soutient familial » = c’est l’homme qui ramenait l’argent à la maison et n’avait pas le droit d’être malade donc de se plaindre. Quelle dureté ! Alors les vl’à adultes, conditionnés à cacher.
Quand aux filles, devenues femmes, elles se sont «transformées en hommes » quand il a fallu remplacer la gente masculine partie au front. Et les vl’a aussi à faire pareil. Alors, bien sûr, quand quelqu’un se met à pleurer, crier, rire, on le regarde bizarrement.
Qu’en est-il de nos jours ?
Le fait est que les hommes et les femmes sont faits sur le même modèle de fonctionnement et l’expression est une fonction dont nous sommes tous dotés, donc utilisable.
Au fil du temps, tout nous pousse à nous exprimer, et de plus en plus parce que c’est nécessaire et indispensable pour exister, vivre et ne pas garder tout ce vacarme à l’intérieur au risque qu’il nous rende malade. Cela commence à se comprendre, c’est même préconisé. Ouf !
Mais voilà, il ne suffit pas de le dire pour que chacun s’exprime ouvertement, en toute assurance et de façon authentique. Ça bloque. Alors que plusieurs n’ont pas forcément connu ces situations.
Pourquoi est-ce si difficile de s’exprimer ?
Parce que ces « implants » (comme je les appelle) sont véhiculés de génération en génération, qu’on le veuille ou non.
A cela, s’ajoute les blessures émotionnelles et les comportements consécutifs.
Par ex : quelqu’un qui a connu l’humiliation, ne voudra plus l’être et adoptera un comportement de supériorité et c’est lui qui finira par humilier, sans forcément en avoir conscience, et on dira de lui qu’il n’a pas de cœur. Bah si, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil … à la base. C‘est la vie qui nous transforme ainsi que le transgénérationnel. Alors ça en fait des spécimens !
Nous sommes donc tous des gens sensibles.
La particularité des hypersensibles
Ils ont tous leurs capteurs en éveil en permanence, qu’ils le veuillent ou pas. Les informations rentrent dans leur disque dur et sont analysées en conscience ou pas. Du coup, il y a surcharge d’info à un moment alors « ça sort » comme ça peut parce que pas toujours maîtrisé. « Maitrisé » dans le sens où l’identification des ressentis est difficile à exprimer. Et surtout, on n’a pas été éduqué à le faire. C’est déjà difficile pour nous alors pour les autres … ! Notamment pour les enfants qui ne savent pas dire leurs ressentis et les manifestent comme ils peuvent (pleurs, cris, agitation, rires provocateurs, mutisme, ect …). Et comme on n’a pas été habitués à traduire ces manifestations, on continue à faire comme nos aînés ont fait avec nous : on crie, punit, ect … Au final, l’enfant n’est pas compris donc ce même comportement continue ou bien, il ne dit plus rien et tout le monde est content « qu’est-ce qu’il est sage ». Ce qui n’est pas mieux car il n’a toujours pas eu de mots posés. Et oui, comme on entend « les enfants sont durs maintenant», alors qu’ils s’expriment, ils utilisent leurs capacités, c´est tout ! Bah oui, ça change des enfants qui ne disaient rien dans l’temps mais qui se retrouvent avec toutes sortes de pathologies d’avoir tout gardé. Heureusement, il y a eu pas mal de prises de conscience en matière d’éducation.
Merci à ces générations de nous montrer ce qu’on doit être : des êtres sensibles, et de nous faire bosser sur notre capacité empathique.
A noter : l’hypersensibilité touche l’être en entier, pas qu’au niveau psychologique mais aussi au niveau sensoriel, au niveau corporel (les étiquettes qui grattent par ex), au niveau physiologique (effets secondaires aux médicaments ).
Après, avec tous ces éléments soit vous en faites un atout, soit vous en fait un moyen d‘attirer l’attention en dramatisant … Ce qui indique encore bien des choses … !
Et pour se débarrasser de toutes ces émotions négatives, il s’agit de poser des mots dessus avec un regard neutre et empathique. Puis appendre à identifier, faire des liens soi-même pour se thérapeuter !
Alors, pour commencer, vous savez désormais où me joindre !